Christophe SIRKIS : ITW exclusive pour Lebonmix !


26 avril 2021 - 7523 vues

Christophe SIRKIS, qui a écrit le livre Starmustang en hommage à son frère Stéphane du groupe INDOCHINE, est désormais sur Lebonmix Radio pour une émission hebdomadaire. La première a eu lieu le samedi 1er mai 2021 à 10h et en exclusivité.

Prochaine émission samedi 8 mai à 10h : Papy veut mettre les Deep Purple au cachot, la musique avec la trompette et les filles qui chantent, Frank Zappa en couleur, ballade à vélo, les champs de fraises des Beatles en mono.

Par téléphone, crise sanitaire oblige, Christophe SIRKIS répond à mes questions, une interview exclusive que je retranscris par écrit. 

LEBONMIX Pierre DENJEAN : Alors Christophe, nous nous sommes connus par hasard, tu m’as envoyé un email un soir l’année dernière, sans me dire qui tu étais, en m’expliquant que tu étais tombé comme ça sur Lebonmix et que tu aimais bien, c’est un truc que tu fais souvent ça ?

Christophe SIRKIS : Quand une démarche me touche, oui, comme tout le monde. Mais il est rare qu'on reçoive une réponse. C'est la convivialité du Bon Mix.

LBM : Du coup, on a pas mal échangé tous les deux et je n’ai connu ta véritable identité qu’un an après ! Mais peu importe… Tu m’as beaucoup aidé notamment sur des points techniques et je t’en remercie, tu es grand fan des stations qui font l’histoire de la radio comme Radio London, Radio Caroline, Wolfman Jack et d’autres, Lebonmix fait partie de ce que l’on appelle les webradios, c’est quelque chose qui te marque, cette mutation « des airs » vers « le digital » ?

CS : That's Why God Made The Radio chantent les Beach Boys reformés en 2012 ! Oui, totalement fan des radios. Je me rappelle à 11 ans, je piquais le petit transistor de mes parents, un petit truc en plastique et en métal ITT Chaub Laurentz. Je le planquais dans mon lit en me disant : Christophe, avec ce truc, tu es en contact avec le monde entier. Et c'était vrai, le petit appareil avait les ondes courtes. En dépliant l'antenne, on captait des radios dans des langues incroyables, mais aussi radio Moscou en français, la voix de l'Amérique, des musiques orientales. Toutes les nuits de mai 68, j'écoutais les manifs en direct.  

LBM : Et maintenant le digital est arrivé et la relève semble assurée ?

CS : Le digital, c'est à la fois quelque chose de formidable car ça décuple les possibilités techniques et artistiques et de moins bien pour une autre raison : un son trop artificiel, métallique, comme cloisonné. C'est comme si on passe d'un cours de littérature ou de philo à un cours de maths, c'est beaucoup moins sexy. Mais, franchement, les choses s'arrangent très bien depuis quelques années par rapport aux années 80, 90, 2000 et même 2010 en matière de son numérique. La résolution du CD était trop faible, et ça heurtait vraiment les oreilles.

LBM : Peut-on dire que le numérique c’est une révolution ?

CS : La radio sur le web est une révolution technologique, un peu comme quand la FM est apparue aux USA dès 1945. Une webradio comme la tienne, avec un bon débit HiFi est d'une bien meilleure qualité que la FM. C'est définitivement l'avenir…

LBM : Et ces fameuses plateformes de streaming ?

CS : Je préfère 1000 fois une vraie radio que les programmes conçus pour chaque utilisateur par les algorithmes automatiques des plateformes de streaming. Une radio c'est infiniment plus humain.

Starmustang, un livre en hommage à son frère Stéphane du groupe INDOCHINE

Capture d’écran 2021-04-26 à 12.03.27.png (1.42 MB)

LBM : Christophe, tu as écrit Starmustang, un livre en hommage à ton frère Stéphane du groupe INDOCHINE, tu es musicien, producteur, publicitaire, mais tout cela est bien expliqué dans Wikipedia…

CS : Wikipedia n'est pas une référence fiable en ce qui me concerne, comme en ce qui concerne d'autres sujets et d'autres gens. Quelques amis qui sont des célébrités m'ont dit avoir renoncé à se battre pour que Wiki retire des inexactitudes qui les concernent. Les modérateurs de Wiki laissent publier ce qui les arrange et retirent ce qui ne les arrange pas sous des prétextes parfois très douteux.

LBM : Eh bien, je ne pensais pas déclencher cette levée de bouclier en évoquant Wikipédia !

CS : Bon, il faut tout de même admettre qu'adopter une position hypocrite pour être politiquement correct n'est pas dans ma nature. J'ai toujours dit ce que je pensais et, souvent, ça va dans le sens contraire de certains intérêts ; ça fait un moment que je ne suis pas allé voir ce que Wiki dit de moi.

LBM : Internet, c’est la liberté, avec ses avantages et ses inconvénients ?

CS : Oui on dit que le net c'est la liberté. Le net a très rapidement été conquis, en partie, par les médias qui œuvrent pour les intérêts économiques dominants. Mais n'est-ce pas ainsi que le monde fonctionne ? Napoléon Bonaparte a commencé par acheter des médias pour diriger l'opinion. Starmustang, je devais rendre accessible au public ce que j'ai vécu entre 1959 et 1999, date de la disparition de Stéphane, parce que ce que j'ai constaté, cet ensemble d'événements, de comportements qui relèvent tous de la sociologie et de la psychologie accolées aux époques concernées permettent de comprendre ce qui nous est arrivé et pourquoi Stéphane est décédé prématurément juste avant ses 40 ans. Ce que j'ai vécu et l'homme qu'était Stéphane, ce n'est pas du tout ce que les médias en disent depuis sa disparition, cela pour d'évidentes raisons commerciales que j'estime immorales et douteuses à la fois. Il va sans dire que de publier tout cela allait à l'encontre du rôle des médias qui sont tous à tour de rôle chargés de faire la promotion du business qui a exploité et continue d'exploiter la mort de mon frère.

LBM : La puissance des médias au service de la promotion ?

CS : Ces médias sont très puissants et quand ils ne font pas juste de la promo, ils sont intéressés en tant que coéditeurs. Une pratique devenue très courante et qui explique les matraquages que le public doit subir à longueur de temps pour l'un ou l'autre artiste. Cela permet d'expliquer pourquoi certaines choses dont la qualité artistique est plus que douteuse finissent par devenir populaires, à force de propagande. La promo a toujours existé. Il semble qu'avant, le public rejetait plus volontiers ce qui devait l'être. Moins aujourd'hui. Globalement je remarque qu'il y a bien plus de très bonnes musique en provenance des indés que sur les gros médias. Quand Bernard Lenoir avait son émission sur France Inter, j'étais sidéré d'entendre des groupes de rock contemporains extraordinairement bons, mais seulement sur son émission.  

Les médias non, Lebonmix oui !

LBM : La question qui me vient à l’esprit, c’est pourquoi tu as accepté cet entretien avec moi alors que depuis quelques temps on ne te voit plus dans ces fameux médias dont tu parles ? Et pourquoi avoir choisi ma modeste webradio Lebonmix ?

CS : Pourquoi une interview sur Lebonmix ? Je ne sais pas, peut-être que je n'aime pas les journalistes. Ceux qui m'ont interviewé à la sortie de la première édition de Starmustang ont déformé mes propos pour les orienter dans une direction douteuse. Et à chaque fois que je demande un droit de réponse pour les stupidités qui sont très largement diffusées au sujet de notre famille, je me retrouve face à des services juridiques constitués de plusieurs dizaines d'avocats rodés à l'exercice... ils publient le droit de réponse en tout petit, là où le public ne va jamais lire, ce qui n'est pas conforme à la loi.

LBM : Mais il y a des avocats qui peuvent t’aider ?

CS : Quand je le fais remarquer, mes avocats qui sont déjà très chers me répondent que pour porter ce non-respect en justice, il faut que je dégage un budget de 50 à 80 000 euros sans garantie d'obtenir gain de cause, et pire encore, il y a un risque de perdre le procès et de me voir condamné à quelque chose… Quant aux procédures d'appel, il y en a pour des années. Franchement, j'ai autre chose à faire.

LBM : La France, pays de liberté d’expression ?

CS : Il semble que cela reste à prouver. Globalement, chaque fois que je suis sollicité par les médias, c'est dans le but de m'utiliser en fonction de leurs besoins promotionnels. Alors je n'en vois pas l'intérêt. Le plus drôle dans tout ça, c'est de voir les journalistes s'offusquer quand je leur fais remarquer leur manque d'objectivité et de sérieux. J'ai l'impression qu'ils ne font que recopier les communiqués de presse qui leur sont envoyés pour faire tourner le business. J'ai dit ce qu'il y avait à dire à maintes reprises, preuves à l'appui. Que leur dire d'autre ?

LBM : Mais n’as-tu pas peur finalement que Lebonmix soit en train d’exploiter ton histoire à des fins commerciales ?

CS : Sur Lebonmix, on parle de bonne musique et de choses positives. A part FIP et France Musique, quand je parcours les radios, je n'entends pas beaucoup de bonne musique.

Des anecdotes, rien que des anectodes...

Capture d’écran 2021-04-26 à 11.53.33.png (1.47 MB)

LBM : Merci, ça me touche ! Donc tous les samedis à 10h, on va te retrouver sur Lebonmix. Ton livre Starmustang regorge d’anectodes et de références musicales, cette émission sera pour toi l’occasion de nous les raconter avec la musique en support ?

CS : Bien avant d'écrire Starmustang, j'avais réussi à contacter un des producteurs du Pop Club de José Artur (je suis désolé, et m'excuse auprès de lui, mais j'ai oublié son nom). C'est principalement cette émission qui a fait notre culture musicale. Parce que j'enregistrais tout ce que je pouvais durant la première heure qui était consacrée à la Pop Music. Ensuite, on écoutait ça souvent avec mes frères, bien qu'ils soient beaucoup moins intéressés que moi entre 1970 et 1972 en raison de leur âge. La programmation du Pop était formidable.

LBM : Tu enregistrais beaucoup, un peu comme moi à l’époque, mais tu n’as plus ces enregistrements ? Comme moi d’ailleurs…

CS : J'étais totalement dépité d'avoir perdu quelques-unes de ces cassettes avec toutes ces bonnes musiques dont je ne n'avais pas noté les titres. Je voulais savoir si les enregistrements témoins des émissions que l'ORTF pratiquait à l'époque étaient stockés quelque part. D'après ce que je savais, c'était un gros Nagra qui tournait à vitesse très lente. Je ne sais pas si c'est quelque part à l'INA ou si ça a été jeté ou effacé au fur et à mesure comme beaucoup de chaines de radio et de télé le font, car les archives ça prend de la place et ça coûte cher. On a parlé des heures, et ce programmeur était assez content de revenir sur cet épisode de sa carrière. Je lui ai dit que je ne savais pas ce que je ferai de toutes ces infos, mais que j'étais certain que cela servirait un jour à quelque chose. Le Pop Club, c'est un premier épisode primordial de notre vie en matière de musique.

LBM : Quand tu dis nous, tu parles de ton frère Stéphane ?

CS : Oui quand je dis nous, je pense surtout à Stéphane qui était, comme moi, totalement passionné par la musique. Ensuite, il est vrai que je garde en mémoire énormément de souvenirs liés à des épisodes de notre enfance, de notre adolescence. Je les relate dans le livre et explique en quoi les musiques qui ont accompagné ces moments étaient aussi importantes. Chacune des chansons que nous avons entendues dès notre plus jeune âge est liée à plusieurs épisodes et anecdotes donc certaines sont assez amusantes.

LBM : Bon puisque nous sommes partis pour une interview fleuve, vas-y alors, raconte !

CS : Je me rappelle de cette chanson de Pierre Perret que notre père adorait et qui s'appelle Tonton Christobal, l'histoire d'un oncle aventurier qui a fait fortune en Amérique du sud et qui revient dans sa famille. Il n'y a pas que le rock, la chanson française regorge de choses magnifiques. Dans cette chanson, un couplet dit : "Depuis que tonton est là, on fume de la marijuana". Imagine mes frères 8 ans et moi 10 ans dans la Peugeot 404 sur la route des vacances en 1967 on chante tonton Christobal et on questionne  : Papa, c'est quoi la marijuana... Parents très embarrassés : Euh, ce n'est rien les enfants, juste un tabac très fort que les vieux fument au Mexique... Puis se tournant vers notre mère notre père fait: j'espère qu'ils ne vont pas en parler à l'école. 3 ans plus tard, notre père nous fait visiter le quartier latin et nous fait : vous sentez les garçons, c'est ça la marijuana.

LBM : Ça parait désuet de nos jours !

CS : En 1967 c'était trop drôle ! Il faut toutefois savoir qu'au cours d'un congrès pour son travail organisé aux USA, lors d'un cocktail, de jeunes hôtesses proposaient des joints aux participants européens. Un fois qu'ils étaient bien défoncés, ces mêmes hôtesses ne perdaient pas un mot de ce qu'ils pouvaient dire et prenaient soigneusement des notes.

LBM : Tant que tu y es, je te sens parti pour nous parler de cette « fameuse » nuit blanche ?

CS : Ah oui cette une nuit blanche que j'ai passée avec Stéphane chez deux de ses copains qui rentraient d'Angleterre. Ils étaient certains d'avoir vus les Beatles à Piccadilly sortant d'une Rolls pour aller donner un concert. Mais non, c'étaient les acteurs d'une comédie musicale qui leur était consacrée...

LBM : Oui mais des fois, c’est plus vrai que nature...

CS : Ces deux mecs avaient ramené deux disques extraordinaires qui venaient de sortir : Queen "A night at the Opera" et Genesis "The lamb lies down on broadway"... Les disques ont tourné toute la nuit. Là j'ai dit : "les nouveaux Beatles, c'est Queen... bordel, vous entendez ces harmonies vocales ?!" Puis Stéphane me fait : "écoute, c'est le single qui passe tout le temps sur 208 Luxemburg" (qu'on écoutait en ondes moyennes à la maison).. "You're my best friend". 208 passait généralement les hits anglais et américains au moins 6 mois avant la France.

Un livre qui recence avant tout les histoires vécues...

LBM : Un livre intéressant car beaucoup d’histoires vécues !

CS : En effet, le livre est rempli d'anecdotes sympas comme ça. Beaucoup de lecteurs m'ont dit avoir adoré découvrir ces musiques en cliquant sur les liens de la version e-book. Alors pourquoi ne pas en faire une émission radio. Ces musiques, c'est l'histoire de la Pop. Certaines sont restées et sont très connues, d'autres beaucoup moins alors qu'elles sont excellentes.  

LBM : Donc tu vas nous raconter plein de choses le samedi, c’est super…

CS : Oui mais l’idée est aussi de passer pas mal de musiques qui m’ont bercé…

LBM : Cette Pop Music qui t’a bercé comme tu le dis, les auditeurs vont prendre plaisir à la découvrir ou la redécouvrir, d’autant plus que tu es très attaché à la qualité sonore, tu passeras essentiellement des vinyles de ta collection je crois savoir ?

CS : J'étais totalement maniaque avec mes disques. Résultat, ceux que j'ai achetés neufs sont dans un très bon état. Repiqués correctement avec une platine de grande précision mécanique telle qu'il en existe aujourd'hui, avec un débit digital élevé qui permet de préserver pour partie les harmoniques caractéristiques du son analogue, ça sonne vraiment comme on pouvait les écouter à l'époque et je dirais même mieux.

Vinyles, sillons et bonnes galettes, la recette de cette nouvelle émission !

Capture d’écran 2021-04-26 à 17.51.37.png (2.13 MB)

LBM : Le matériel est donc très important pour retranscrire ces précieuses galettes noires ?

CS : Oui grâce à la précision des platines actuelles, ce qui n'existait pas dans les années 70, 80. On n'est plus embêté par les distorsions désagréables qu'il y avait en fin de plage, là où la vitesse de lecture diminue peu à peu. J'ai retrouvé une chaîne HiFi des années 70, une des toutes premières à transistor.

LBM : Je sais que lors de certaines discussions « de confinement » que nous avons eues tous les deux, tu m’expliquais que certains disques étaient juste incroyables…

CS : Oui, quand je mets par exemple "Dolly Dagger" de Hendrix, je suis tout de suite impressionné par la puissance des basses et la chaleur de ce son. Je ne voulais pas le croire jusqu'à il y a quelques années, car je travaille en digital depuis très longtemps maintenant, mais c'est une réalité. J'ai beaucoup de choses intéressantes, aussi, car je ne pouvais m'empêcher de fouiner dans les marchés aux puces de Paris et de Bruxelles.

LBM : ça le fait aussi avec les disques usés ?

CS : Même les disques très usés qui grattent un peu dégagent un son de très bonne qualité avec un minimum de distorsions. On peut ainsi découvrir à quoi ressemblent vraiment les mixages mono d'époque des chansons des Beatles. Les vrais, et non ceux qui ont été refaits ces dernières années car le vinyle est devenu un produit de luxe, un bel objet. Mais d'autres choses sonnent extraordinairement bien, certains Presley, Gene Vincent par exemple…

LBM : même si récemment j’ai pris goût de programmer sur Lebonmix The Beatles, Grateful Dead, Pixies, Ten Years After, ou alors les Rolling Stones (et ce n’est pas exhaustif), pourquoi une émission sur cette thématique sur Lebonmix ? Ne te trompes-tu pas de cible ou de radio ?

CS : Je ne cherche pas une cible particulière. J'espère juste faire passer un bon moment à des gens qui prendront plaisir à entendre quelques histoires à propos des musiques qu'on va passer. Des anecdotes sur notre enfance, qui rappelleront à chacun ses propres anecdotes. Des anecdotes sur les artistes, sur la façon dont ils ont pu créer une chanson qu'on va écouter, la façon dont elle a été écrite, enregistrée, mixée, dans quelles circonstances, et surtout, l'écouter à partir du support pour lequel elle a été conçue, à savoir un 45 tours mono ou stéréo ou un 33 tours. Je pense aussi aux gens qui sont sur la route. Grâce à la 4G et bientôt la 5G, c'est un programme comme j'aime les écouter en voiture. Musique et discussions intéressantes.

LBM : Qu’est-ce qui a changé entre la musique d’aujourd’hui et la musique d’hier ?

CS : Il faut vivre avec son temps, je pense. Mais j'ai une petite anecdote amusante au sujet du rapport d'une génération à l'autre en matière de musique.

Björk, la fée clochette...

LBM : Tiens tiens, une nouvelle anecdote…

CS : Tu m’as dit qu’on avait le temps ! En voiture avec mon fils, j'avais mis un CD de Björk que j'avais acheté en 94. J'avais eu l'occasion de la croiser à Belfort en 94. C'était une petite chanteuse avec sur les épaules une énorme pression commerciale. Elle se comportait comme les journaux de l'époque la décrivaient. Une sorte de fée clochette, diva irréelle autour de qui tournait une nuée de gens. J'ai été très impressionné par son concert.  J'avais parlé musique avec Talvin Singh à la cafète juste avant le concert, son compositeur, claviériste producteur qui était très étonné que je connaisse Moon Soon, cette chanteuse pop indoue des années 70. Je n'osais pas trop parler de Björk que je ne connaissais pas assez. Mais découvrant ce qu'ils faisaient, j'ai été sincèrement très impressionné.

LBM : Donc tu écoutais ce CD de Björk en voiture avec ton fils…

CS : Oui… Mon fils qui devait avoir 6 ans m'a dit : Tu pourrais pas mettre autre chose ? Ça prend un peu la tête cette musique. J'ai éclaté de rire et lui ai demandé. Je mets quoi ? Réponse : Les Rolling Stones. Ensuite, entendant la voix de Jagger, mon fils a dit pour rigoler : je préfère, mais  on dirait qu'il est aux toilettes avec un problème de constipation. Il évoquait les cris. Puis j'ai mis les Doors, et là mon fils a dit : lui il a le même problème. La première chanson c'était "Sympathy for the devil". Celle des Doors c'était "Back door man". Il est vrai qu'ayant sa remarque à l'esprit en écoutant ces chansons, nous avons eu un long fou rire. Bref, il est bon, je pense de ne jamais se prendre trop au sérieux.

LBM : Bjork, effectivement, renvoie à des sensations très particulières, émotionnelles, subliminales.

CS : Oui et les Doors, c'est un rock très puissant basé sur des textes dont l'écriture est particulièrement recherchée, interprété avec l'influence du blues américain et des chanteurs de Rythm'n Blues.

LBM : Et les Stones ?

CS : Les Stones, c'est du blues rock, et Jagger chante également avec une puissance émotionnelle très forte. Il aurait pu sortir de l'actor's studio en terme d'interprétation. Il y a des choses que j'aime beaucoup dans la musique actuelle, réalisées de façon très pointue en terme de sonorités et de production. Je rejoins toutefois le point de vue d'un musicologue qui établissait sur Youtube une théorie selon laquelle le sens de la mélodie se perd. Est-il difficile aujourd'hui de trouver des mélodies originales ? Peut-être…

LBM : D’autres groupes sont connus pour leurs mélodies d’ailleurs…

CS : Tu parles sans doute des Beach Boys, les Kinks, les Who, les Beatles, Led Zeppelin et tant d'autres issus des années 60 qui ont produit des mélodies extraordinaires sur des harmonies particulièrement innovantes, cela en plus d'avoir révolutionné la musique populaire. Comme le disait Georges Harrison, les sixties furent le terrain d'une mini renaissance culturelle. Le terme Mini est intéressant : Mini-Jupe, Mini Cooper, Mini Transistor, et Mini Symphonie en 3'30 pour "Good Vibrations" des Beach Boys, dixit Brian Wilson.

Musique électronique : le soulèvement des machines !

Capture d’écran 2021-04-26 à 11.55.44.png (537 KB)

LBM : Je passe sur Lebonmix beaucoup de musique électronique, notamment grâce au canal Jim’s Prophecy. On dit que les nouvelles machines repoussent les limites du son et libèrent la créativité. Que devient la guitare dans tout ça ? C’est devenu ringard ?

CS : Sincèrement, il est plus facile de faire des choses impressionnantes avec les nouvelles machines qu'avec une guitare. Bien jouer de la guitare, de la basse, du piano ou de n'importe quel instrument traditionnel (par traditionnel, j'entends interprétation manuelle ou physique, pas une programmation) demande énormément de temps et de travail. Quand je dois enregistrer une guitare, une basse ou un clavier pour mes besoins, je mesure à quel point jouer de ces instruments, c'est un métier, ça demande du temps et de la précision, bien plus de temps qu'il n'en faut pour programmer des machines.

LBM : C’est clair que les machines, c’est beaucoup de temps de gagné…

CS : Oui je me rends compte de ça au nombre de prises que je dois faire avant de considérer que c'est à peu près satisfaisant sans l'être jamais vraiment et du coup, j'admire les vrais instrumentistes, les grands groupes, Chicago, les musiciens de Miles Davis, Les Doors, Prince...  Il ne suffit pas de jouer de façon « métronomiquement » correcte.

LBM : Ton frère Stéphane, il avait sa façon de jouer ?

CS : Stéphane avait cette spécificité rare de jouer de manière très légèrement décalée, mais d'un degré infime pour que ce soit vraiment talentueux, avec un jeu tout à fait original en plus. Certains guitaristes ne peuvent être imités. C'est terrible de constater que la plupart de ses guitares ont été refaites sur les disques et dans son dos par des musiciens métronomes de façon mécanique, calés sur une boite à rythme.

LBM : Aujourd’hui on y est, c’est le soulèvement des machines !

CS : Pour ce qui est des machines, il faut reconnaître aux sorciers de la musique électronique le grand talent qu'ils ont dans l'art de programmer les sons, de les régler, de les équilibrer et de concevoir des rythmiques toujours plus intrigantes et intéressantes. Parvenir aujourd'hui à maîtriser les moyens dont on dispose sans se disperser, c'est déjà un talent.

Les Eurockéennes de Belfort, une étape importante...

Capture d’écran 2021-04-26 à 17.55.20.png (1.97 MB)

LBM : tu t’es occupé pendant 4 ans de 1994 à 1998 des Eurockéennes de Belfort et tu as développé un procédé de captation de concerts retenu dans certains albums live que tu as enregistrés pour Radiohead, Lou Reed, Noir Désir, FFF, Iggy Pop, Jean-Louis Aubert... Cela consiste en quoi exactement "capter le son" pour ces très grosses cylindrées ?

CS : Juste du respect et de la rigueur, donc des moyens, donc le budget qu'il faut. J'ai dû me battre pour ça.

LBM : Et derrière chaque combat se cachent des réussites ?

CS : Oui, quand je vois que Radiohead diffuse le concert de 97 pour ses fans durant le premier confinement, c'est une récompense.

LBM : Revenons à la technique de captation…

CS : Nous sommes entre 1994 et 1998. A l'époque, aucun artiste ne voulait prendre le risque de se faire capter en festival sans avoir un contrôle total de l'image et du son, ce qui était tout à fait normal. Les caméras vidéo de l'époque donnaient des images très crues. Un artiste en summer festival, c'est pour lui l'équivalent des trois-huit pour un ouvrier : concert, bus, train, nourriture approximative, stress, interviews à n'en plus finir. Donc aussi jeune qu'on puisse être quand on doit se taper les festivals d'été, pas évident d'être en super forme artistiquement à chaque concert et on est loin de présenter l'image que le public voit de vous sur des clips tournés en 35mm hyper travaillés en lumière et en photographie. Il fallait donc garantir d'une part le respect des artistes, le fait que les bandes n'allaient pas circuler à droite et à gauche sans contrôle, offrir une direction photo digne de ce nom pour l'image, ce qui oblige la présence d'un directeur de la photographie qui intervient sur le travail de l'opérateur des lumières de scène, et en toute logique, un backup multipistes pour remixer si les enregistrements sont utilisés ultérieurement. Le matériel à l'époque était très lourd, tant pour la vidéo que pour le son.

LBM : Une logistique de folie j’imagine ?

CS : D'énormes camions, des km de câbles...

LBM : Et des hommes ?!

CS : J'ai réussi à constituer des équipes à partir de l'Angleterre, avec des gens rodés à ce genre d'exercice à tous les échelons de la production. Cadreurs excellents, live directing, live mix pour le son destiné au direct (Arte). C'était une garantie pour les groupes anglo-américains plus en confiance alors qu'ils se retrouvaient en plein festival quelque part en France, à l'époque. Les camions ont donc traversé le chanel et roulé jusqu'à Belfort. Techniquement, pour le son, les ingénieurs du son anglais connaissaient déjà les groupes anglais et américains, donc ils étaient capables de sortir un mix correct pour le direct télé sans problème. Il fallait les aider un peu pour les groupes français. Ça n'a pas été évident pour Louise Attaque par exemple, que je ne connaissais pas du tout, bien qu'ils étaient en pleine gloire à l'époque. Je me rappelle que j'ai dû téléphoner auparavant à leur manager qui était en Bretagne. Je lui ai demandé s'ils faisaient du rock celtique. Il n'a pas du tout apprécié :) Bref...

LBM : Globalement, ce qui coule de source aujourd'hui était un peu de la science-fiction hors de prix à l'époque pour ce festival ?

CS : Surtout quand j'enregistrais la plupart des caméras en mode divergé, me basant sur ce que je savais des captations des grands concerts comme celui des Beatles au Shea Stadium. C'était donc très cher et on m'a qualifié de mégalo pour la machinerie, travelling en front de scène, comme à Woodstock 94, et quand j'ai réussi à avoir le dirigeable de Goodyear qui se baladait au-dessus du site avec une caméra à bord reliée au sol pour le direct avec un faisceau micro-ondes.

LBM : J’imagine que cette qualité a fait des heureux !

CS : Oui car une fois tout cela diffusé puis archivé, certains ont été très contents, comme la maison de disques de Noir Désir et leur ingénieur du son. Pour leur DVD live, j'ai remonté le concert de 97 à partir de 6 caméras backupées et le son a été mixé à partir d'une bande 32 pistes enregistrée par Manor Mobiles. Je me rappelle encore de la réflexion que ma faite l'ingénieur du son quand on a mis la bande sur le Mitsubishi 32 pistes, qu'on a synchronisé la vidéo et que le tout est arrivé sur l'écran, toutes les pistes sur la console. Il était très ému et a dit : "regarde bien, on ne reverra plus jamais ça". Pour le concert de 2000 à Belfort, ils ont reçu une S VHS issue m'a-t-on dit des images captées à l'origine pour les grands écrans. Le DVD a reçu la victoire du meilleur DVD live aux Victoires de la Musique.

LBM : Ah oui, et tu en étais informé ?

CS : Quelqu'un m'a dit ça quelques mois après ! J'ai appelé le bureau des Victoires et je leur ai demandé si je pouvais avoir une lettre officielle qui le confirme. La personne que j'ai eue au téléphone a fait : "Christophe Sirkis ! On voulait vous inviter à la cérémonie, mais la maison de disques a refusé de nous donner vos coordonnées". Noir Désir aux Victoires à ce moment-là c'était déjà sulfureux, le frère de Nicolas (qui devait en être malade de jalousie) en + avec eux, ça aurait sûrement été un gros problème. C'en est tellement drôle que j'en rigole encore, même si la fin de Noir Désir est liée à un terrible drame.

LBM : Et tu as fini par l’avoir cette lettre ?

CS : Oui, j'ai une jolie lettre des Victoires de la Musique disant que je suis l'un des réalisateurs de ce DVD qui comporte plusieurs concerts. J'en ai acheté un exemplaire et je l'ai donné à un ami. Je ne l'ai jamais visionné en fait.

Ben Harper, Patti Smith, Iggy Pop...

LBM : Je suis très friand d’anectodes et ton stock semble sans fin... Et comme on est bien tous les deux… Dans le backstage des concerts que tu enregistrais, tu en as forcément qui te reviennent ?

CS : Oui, pas mal d'anecdotes. Ben Harper qui m'engueule parce que je renverse de l'eau sur ses "blue suede shoes" toutes neuves. Patti Smith qui me fait la gueule parce que ma belle-sœur qui bosse à la maison de disques ne peut pas me blairer et lui dit je ne sais pas quoi à mon sujet qui la met sérieusement en rogne, un couple très discret en backstage d'Iggy Pop avec qui j'échange quelques mots et dont on me dit après qu'il s'agissait de Vanessa Paradis et de Johnny Depp, mais je ne sais pas qui est Johnny Depp…

LBM : Et celle de Jimmy Page avec Renaud ?

CS : Jimmy Page qui me demande si Renaud est quelqu'un de très important en France parce que son équipe de roadies fait des problèmes à ses roadies, leur interdisant de monter leur matériel alors que c'est prévu dans le planning, puis il demande ensuite s'il peut être payé pour le concert. Je lui réponds en rigolant que je n'ai pas le cash sur moi. Un type très humble, très sympa et un super concert.

LBM : Des histoires drôles aussi…

CS : Une de mes assistantes qui lâche son boulot pour disparaître avec un des mecs des Foo Fighters, le jeune fils du directeur d'Arte qui vient faire la chochotte pour réclamer des boules Quies, la chanteuse de Texas, très simple et très sympa, tout comme Sheryl Crow et la chanteuse de Morcheeba, très cool aussi, le festival qui se fait totalement berner par Public Enemy qui donne un concert sans son chanteur qui est alors en prison aux USA, un black qui rape, personne ne voit la différence en France ha ha , les nuages de fumée dans la loge des FFF quand le régisseur vient pousser une gueulante "vous devriez être sur scène depuis 5', hurle-t-il" , franchement, le ton sur lequel il a dit ça, j'aurais été à leur place, je n'aurais pas donné le concert...

LBM : Mais encore ?

CS : Brève rencontre avec Rachid Taha, un très grand artiste, Richard Branson qui arrive en jeans troués et refuse d'aller déjeuner avec Chevènement, ministre de l'intérieur, Catherine Trautmann et la clique de politiques locaux... Il vient soutenir les Stereophonics qu'il a signés sur son nouveau label V2 Music,,  je viens pour le rock, dit-il, pas pour la politique, j'ai dû oublier plein d'autres choses... Ah oui, un concert magnifique et totalement féérique du groupe Ange. Pourquoi Ange n'est pas plus reconnu par les critiques musicales ? Un mystère... C'est quand même mieux que Nabila, non ?

Starmustang, un livre où toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire...

Capture d’écran 2021-04-26 à 11.55.10.png (1.84 MB)

LBM : revenons à ton livre, Starmustang. Tu as à cœur dans ce livre de donner ton ressenti par rapport au décès de ton frère Stéphane. Sans vouloir lancer de polémique stérile et inutile, ce livre a été censuré, puis retiré. Comment as-tu vécu cette période ?

CS : Il n'existe aucune biographie qui ne soit pas un tissu de mensonges pour tout ce qui traite de Stéphane et de notre famille. L'histoire a été réécrite, réinventée afin qu'elle corresponde à l'image d'un produit commercial sans scrupules. J'avais le devoir de publier ce témoignage que j'ai voulu le plus complet possible. J'y relate les parties de ma vie vécues avec mes frères, essentiellement. Pas le reste. J'ai comparé mes souvenirs à ceux d'un grand nombre de témoins, et tout concorde. C'est un gros travail. Apprenant en 2009 que le livre était en projet chez l'éditeur, mon frère, le chanteur, a envoyé son avocat et indiqué qu'il ferait tout pour en interdire la publication. Réaction très significative qui confirmait en quelque sorte l'utilité de ce livre. L'éditeur m'a donc demandé d'accepter le retrait de 700 phrases du manuscrit, probablement à l'issue d'un accord auquel je n'ai pas été associé. Je me suis abstenu de donner mon accord définitif et le livre est sorti comme ça.

LBM : Et que s’est-il passé ?

CS : Constatant à quel point l'éditeur insistait pour que je reçoive des journalistes et participe à des émissions people, tous œuvrant dans l'unique but de décrédibiliser ma démarche, je suis parvenu à récupérer mes droits pour l'éditer moi-même dans sa version intégrale, depuis l'étranger. J'ai saisi le CSA pour dénoncer la façon dont mes propos étaient dénaturés au montage par TF1 et M6 et fait interdire à tout le monde d'utiliser la moindre vidéo et la moindre photo de ma personne. Je ne suis pas étonné de la façon dont fonctionnent les choses.

LBM : Tu veux dire la loi du business ?

CS : Quand il y a un marché et une clientèle, l'argent est prioritaire. Je crois, en revanche, que la loi en ce qui concerne le droit de réponse devrait être appliquée. Elle ne l'est pas et cela devrait être réformé. Pour le reste, je refuse d'être associé aux campagnes de promotion de mon frère que j'ai décidé de ne plus revoir quand j'ai réalisé qu'il transformait le décès de Stéphane en opération publicitaire pour sa future tournée, ce qui était un comble, en regard des circonstances de son décès. Exploiter systématiquement la mort de Stéphane depuis plus de 20 ans constitue un calcul stratégique que je trouve particulièrement irrespectueux. Notre frère mort n'est pas un fonds de commerce, d'autant qu'il n'avait droit à presque rien des revenus du groupe dans les années 90 et que Nicola l'a éjecté contractuellement comme on se débarrasse d'un cheval malade dont on ne peut plus rien tirer quelques semaines avant sa mort qui n'est pas une fatalité. Sa fille mériterait au moins la moitié des revenus générés depuis 1999. Je crains qu'elle ne serve que de faire valoir et ça me semble bien triste.

Lebonmix, une passion pour la radio libre avant tout...

Photo studio x3.png (1.31 MB)

LBM : à l’annonce de ton arrivée le samedi sur Lebonmix, j’ai reçu quelques messages d’auditeurs au sujet de ton livre et ses répercussions. J’ai l’impression que tu as envie de passer à autre chose et que ton envie c’est de partager les anecdotes et ta passion de la musique. J’y suis bien ?

CS : Je comprends que des gens puissent s'interroger et demandent que certaines choses soient éclaircies. Le fait qu'on mente à ce point au public est tellement évident. Il y a tellement de contradictions dans le discours "officiel" que tout le monde doute maintenant qu'il existe une sincérité. Je suis le seul à m'être exprimé de façon sincère et on cherche à me le faire payer de bien des façons. Mais on ne peut revenir sur le passé. Je n'étais pas là quand il s'est passé des choses terribles que l'on a essayé de me cacher le plus longtemps possible pour m'empêcher d'intervenir. On savait très bien que si j'étais là et au courant, je n'aurais pas permis que cela se passe comme ça s'est passé.

LBM : Merci d’ailleurs d’avoir répondu aux messages des auditeurs Lebonmix…

CS : J'ai répondu à quelques-uns de ces messages sans hypocrisie. J'ai toujours répondu le plus objectivement possible quand on me questionne sur cette polémique. Nous savons tous qu'en ce monde, il y a des gens honnêtes, humains, sympas, solidaires, généreux. D'autres sont le contraire, mais cela ne va pas nous empêcher de vivre ni de nous conduire correctement et surtout, cela ne doit pas nous empêcher de profiter de la vie, de prendre du plaisir à apprendre des choses, à écouter et à faire de la bonne musique. Je mets juste en garde les parents et ceux qui ne sont pas encore adultes au sujet des nombreux pièges dans lesquels la vie peut vous précipiter. Il y a partout des prédateurs qu'il faut apprendre à éviter et des directions qu'il convient de prendre plutôt que d'autres.

Slashback, première émission samedi 1er mai à 10h !

LBM : La première émission Slashback sera samedi 1er mai à 10h sur Lebonmix. Quand on fait une première, c’est toujours un moment important. Qu’est-ce que tu ressens à quelques jours de cet événement ?

CS : Ha ha suspense... Nous prenons peut-être le risque en faisant ça que ça ne plaise pas. Je suis persuadé que ce programme constituera quelque chose de complémentaire à ce que j'entends sur Lebonmix. Quelque chose d'un peu différent qu'on pourrait apprécier, par exemple, quand on est en voiture, ou dans un train, le casque sur les oreilles, les yeux fermés. J'ai beaucoup appris en écoutant de bonnes émissions musicales sur France Culture et France Musique. J'en apprends toujours et de façon agréable.

LBM : Oui, d’autant plus que ces émissions seront disponibles en replay et téléchargeables. Peux-tu nous dévoiler quelques pistes ou bien il faut attendre samedi ?

CS : Il y aura pour commencer un petit voyage au cœur de notre enfance et des musiques que nous avons découvertes à cette occasion. Ce ne sera pas systématique, mais il y aura souvent, je pense, quelques incursions dans le récit de cette chronologie. Essentiellement de bons souvenirs.

LBM : je suis très content de cette collaboration et surtout, de ce retour à la radio, avec Lebonmix et de manière exclusive. Ça me touche beaucoup et je suis certain que les auditeurs vont aimer. Merci Christophe pour ton temps et à samedi !

CS : J'en suis très flatté et te remercie à mon tour d'avoir apprécié cette idée. A samedi.

--------------------------

Pour écouter : Application mobile gratuite, sans pub et en son HQ :

--------------------------

- interview réalisée le samedi 24 avril 2021 par téléphone, propos recueillis et retranscris par Pierre DENJEAN, Directeur Lebonmix Radio - www.lebonmix.radio

- crédits photos : @Lebonmix - @Starmustang le livre - @Eurockéennes de Belfort

- toute reproduction, même partielle, sans autorisation, est interdite.

(c) Lebonmix Radio - 31000 TOULOUSE